ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
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Autre village sur le pourtour de la Trévaresse

« De nombreux autres villages sont affectés »

Dommages

Sur le pourtour de la Trévaresse de nombreux villages sont affectés. On y dénombre 5 blessés graves. A la Roque d’Antheron, 110 familles sont sans abri. De nombreuses constructions sont endommagées dans les campagnes : Aix, Couteron, Eguilles, La Roque, Meyrargues, Puyricard, etc. (d’après Payany M., 1983. Simulation du séisme provençal de 1909 : le séisme d’après les documents de l’époque. Dossier technique A. CETE Méditerranée).

Témoignages

La « Croix des Alpes » du 20 juin 1909 (voir le site « Sisfrance » du BRGM) présente ainsi les dommages dans les villages de la Trévaresse : "A Puyricard, violentes secousses, beaucoup de maisons lézardées, pas d’accident de personnes, dégâts matériels très importants. Il en est de même à Couteron.

A Saint-Canadet, l’église est ébranlée, la cure a beaucoup souffert, le château de M de Salve est tout lézardé, des fermes sont à moitié détruites.

A Charleval, plusieurs maisons lézardées.

A La Roque-d’Anthéron, dont les journaux quotidiens n’ont que très peu parlé et dont la population se plaint avec raison que les représentants de l’Etat et du département l’aient à peu près complétement oubliée, très nombreuses maisons ébranlées, plusieurs absolument effondrées, pas d’accident de personne, mais très grosses pertes matérielles. Au moment où on nous écrit, plus de 215 déclarations de maisons endommagées ont été faites et la liste n’est pas close.

A Alleins, violentes secousse.

A Aurons, secousses extrêmement violentes ; l’église et la cure très endommagées et rendues inutilisables. Pas d’accident à déplorer.

En dehors de la Trévaresse

(suite de l’article de la Croix des Alpes du 20 juin 1909) Plusieurs massifs qui sont limitrophes de la Trévaresse ont été fortement ébranlés. (…)

A Vauvenargues une partie de l’église et du presbytère est effondrée et le reste terriblement ébranlé. L’église ne peut plus servir au culte, le presbytère est inhabitable. (…) L’église était un bel édifice roman, solidement bâti sur le roc. La maison d’école qui était déjà en ruines et construite sur l’argile n’a pas bougé. Le reste du village non plus.

Jouques, Peyrolles, Meyrargues, qui sont sur le versant nord du massif du Sambuc ont été fortement secoués. A Meyrargues d’énormes blocs de rochers ont été ébranlés au quartier de la Plaine et ont roulé dans les champs.

A Pertuis, qui est au-delà de la Durance et au pied des premiers contreforts du Luberon, la commotion a été très violente. Beaucoup de maisons ont été lézardées, plusieurs toitures se sont effondrées, le clocher est très endommagé les pertes matérielles seront très importantes.

A Mallemort qui est sur un rocher isolé sur le bord de la Durance (rive gauche) de nombreuses maisons se sont écroulées, l’église a souffert ; le clocher a été ébranlé ; l’église momentanément fermée par précaution pourra être bientôt rouverte. Dégâts importants, ni morts ni blessés.

A Eyguières sur un contrefort des Alpilles, secousses violentes, quelques maisons écroulées, sans accident. A Aureille au pied des alpilles également, fortes secousse, plusieurs vieilles maisons écroulées.

A Mouriès qui est aussi au pied des Alpilles, mais plus loin encore de la Trévaresse, le dôme du clocher s’est écroulé, une partie est tombée dans la rue, l’autre sur l’église et le presbytère, crevant les toits. La boule de 450 kilos qui surmontait le dôme s’est abattue dans l’escalier devant la porte de M. l’abbé Raymond, vicaire, qui heureusement n’était pas chez lui. Beaucoup de maisons sont lézardées, l’église a dû être abandonnée. M. le maire, sa femme, et M. Peyre ont miraculeusement échappé à la mort ; ils ont tous les trois été frôlés par les blocs énormes tombés du clocher.

Aux Figons, maisons lézardées, quelques toitures effondrées.

A Eguilles, l’église, la mairie et de très nombreuses maisons ont été endommagées.

A Grans, le clocher est à moitié détruit, les écoles inhabitables ainsi que beaucoup de maisons ;

Miramas le Vieux et Saint Chamas qui sont tout à l’extrémité de la chaîne d’Eguilles, sur l’Etang de Berre ont aussi souffert. Quelques vieilles maisons se sont effondrées à Miramas ; un bon nombre ont été lézardées à Saint Chamas."