ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
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Briançonnais et Ubaye

Quatre séismes en moins d’un siècle…

La zone Briançonnais – Ubaye correspond à une zone sismique relativement élevée en fréquence et intensité des secousses par rapport aux autres secteurs de la région. Ainsi, en moins d’un siècle, 4 séismes d’intensité épicentrale (Io) VII à VII-VIII y ont été ressentis :

  • 27 novembre 1884, épicentre à Guillestre, Io = VII,
  • 12 juillet 1904, épicentre à Briançon, Io = VII,
  • 19 mars 1935, épicentre à Saint-Clément, Io = VII,
  • 5 avril 1959, épicentre à Saint-Paul-sur-Ubaye, Io = VII-VIII.

Le séisme de 1959 a été perçu à plusieurs dizaines de kilomètres de l’épicentre, jusqu’aux villes de Grenoble, Forcalquier, Draguignan, mais aussi de Mondovi en Italie.

 

Séisme du 5 avril 1959, 10h48 : carte des intensités ressenties (d’après BRGM, EDF, IRSN, SisFrance,2006)

Légende

C’est probablement le mouvement composite normal-décrochant des systèmes de failles de Serenne et de la Haute Durance qui est à l’origine de cette forte activité sismique. Ces dernières années, la Haute vallée de l’Ubaye a été le siège d’une crise sismique relativement intense. En effet, entre janvier 2003 et novembre 2004, plus de 15000 séismes de magnitude inférieure ou égale à 3.0 y ont été enregistrés.

Les systèmes de failles de Serenne et de la Haute-Durance ont fait l’objet d’une étude menée par le BRGM, la DREAL PACA et le conseil régional visant à approfondir les connaissances sur leur potentiel sismogénique . L’étude s’est déroulée en trois temps :

  • tout d’abord, la compilation des données géologiques et structurales complétée par le calcul de mécanismes au foyer de séismes ainsi que par la réalisation de plusieurs coupes sismiques a permis d’établir le tracé de ces failles et définir leur activité ;
  • ensuite, une étude d’aléa probabiliste a été menée sur la base des données disponibles dans les différents catalogues sur la sismicité et des données géologiques et sismotectoniques rassemblées dans le premier temps. Cette étude a permis de calculer des niveaux d’activité ;
  • enfin, à partir des niveaux d’activité calculés, il a été possible de modéliser le niveau d’aléa probabiliste et de réaliser la carte d’aléa.

Ce travail permet de conclure que l’aléa sismique probabiliste à 475 ans pour la région d’étude est faible ce qui est en concordance avec le zonage réglementaire.