ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Les échelles d'évaluation et de cartographie de l'aléa

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les cartographies de l’aléa mouvements de terrain existantes sont établies à des échelles variant du 1/500e au 1/1 000 000e. Ces cartographies ont été réalisées par les organismes régionaux et les bureaux d’études travaillant sur la thématique pour les besoins des services déconcentrés de l’État, des collectivités territoriales ou encore des communes. Le choix de l’échelle d’évaluation et de cartographie de l’aléa dépend avant tout du champ d’application et des objectifs assignés à cette évaluation. Les champs d’application les plus courants sont :

  • l’aménagement du territoire (développement et réglementation) ;
  • la préparation à la gestion de crise ;
  • l’information du public.

Les échelles régionales et départementales

Les cartes d’aléa régionales ou départementales ont une échelle comprise entre le 1/50 000e et le 1/1000 000e

Objectifs :

  • typologie régionale des mouvements de terrain ;
  • documents d’information ;
  • identifier les zones à risque pour orienter des études plus approfondies ;
  • inventaires départementaux et régionaux.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • carte de l’aléa mouvements de terrain à l’échelle du millionième sur la région ;
  • carte régionale de l’aléa mouvements de terrain au 1/100 000e ;
  • cartographie des instabilités côtières disponible au 1/100 000e sur l’ensemble du linéaire côtier ;
  • cartes de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux au 1/50 000e.

Pour aller plus loin :

 

L’échelle du bassin de risque

 

Les cartes d’aléa d’un bassin de risque ont une échelle généralement comprise entre le 1/25 000e et le 1/50 000e.

Objectifs :

  • pré-analyse de l’aléa ;
  • identification des zones à investiguer en détail ;
  • définition d’outils et de typologie adaptés au contexte.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • cartes de l’aléa mouvements de terrain au 1/50 000e et au 1/25 000e sur les bassins de la Roya (06) et du Bas-Büech (05).

Pour aller plus loin :

 

L’échelle de la commune

 

Les cartes d’aléa communales ont une échelle généralement comprise entre le 1/5 000e et le 1/10 000e.

Objectifs :

  • base pour l’établissement des cartes réglementaires (ex : PPR, voir l'article consacré aux PPR) ;
  • outils d’aide à la décision.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur :

Pour aller plus loin :

 



 

L’échelle du site

Les études géotechniques “de site”ont une échelle allant du 1/5 00e au 1/5 000e

Objectifs :

  • déterminer et calibrer le type de parades à mettre en oeuvre ;
  • améliorer la connaissance.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • études locales menées ponctuellement à la demande de l’État, de la commune, ou d'un concessionnaire (ex : ESCOTA) ou de maîtres d'ouvrages privés.

Pour aller plus loin :

 

L’emboitement des différentes échelles

Les différentes échelles de considération de l’aléa ne sont pas indépendantes les unes des autres mais “emboitées”. En partant de l’échelle régionale ou départementale, il est possible de délimiter des bassins de risque et d’orienter l’évaluation locale de l’aléa vers les secteurs prioritaires en définissant notamment les besoins en cartographie réglementaire (PPR [PR5]). Actuellement, la plupart des méthodes d’évaluation de l’aléa se base sur une analyse intégrant différentes échelles et “zooment” progressivement d’une échelle “large” vers une échelle plus “fine”.

L’évaluation de l’aléa au 1/5 000e et au 1/10 000e pour les documents réglementaires doit tenir compte, la plupart du temps, d’un contexte dépassant le cadre communal. En effet, les mouvements de terrain peuvent être liés à des mécanismes, notamment hydriques, à considérer sur l’ensemble d’un versant ou d’un bassin versant indépendamment des limites territoriales. La pré-analyse au niveau du bassin de risque permet de définir les zones sur lesquelles les investigations doivent être poussées et de réduire ainsi les coûts des études. Les documents réglementaires délimitent ensuite les secteurs où des études détaillées de site doivent être menées.