ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Evènements marquants

La région a été le siège de grands incendies marquants durant ces dix dernières années sur les principaux massifs forestiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette fiche présente quatre grands feux de forêts particulièrement impressionnants et ayant occasionné de nombreux dommages et préjudices humains.

1. L’incendie de la Sainte-Victoire (Bouches-du-Rhône) en 1989

L’incendie du 28 août 1989 qui détruisit 5 500 hectares (dont une partie du site classé) a profondément marqué les mémoires et le paysage du Grand Site Sainte-Victoire. Cet événement tragique accéléra l’émergence des acteurs publics et civils locaux dans la gestion des massifs forestiers. Depuis, dans cet espace sensible à forte valeur patrimoniale constituant le plus grand espace boisé d’un seul tenant du département des Bouches-du-Rhône, la préven- tion des incendies reste un souci constant de la politique de gestion des massifs forestiers menée par le Grand Site.

2. L’incendie de Vidauban (Var) en 1990 sur 11 180 ha

Le 17 juillet 2003, un incendie a démarré à Vidauban, brûlant pendant plusieurs jours plus de 10 000 hectares de pinèdes. C'est le plus important incendie qu'a connu le Var depuis 1990, et l’un des plus importants enregistrés en France depuis 1973. Le 18 juillet au matin, les flammes ne progressent plus, mais compte tenu du vent prévu, les sauveteurs redoutent des “reprises éparses”. Le feu a parcouru et détruit 9 000 hectares de pinède et de sous-bois en 5 jours, depuis son point de départ à Vidauban, jusqu'à son arrivée à proximité des communes des Issambres et de Saint-Aygulf (Communiqué Radio France 18 juillet 2003 modifié) . Au total, 1 300 pompiers des départements du Var, des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence et des Bouches- du-Rhône ont combattu le sinistre et des renforts étaient prévus dans l'après-midi. 8 000 personnes ont dû être évacuées, essentiellement des touristes, obligés d'abandonner à titre préventif leurs campings ou leurs habitations. Une dizaine de maisons et une quarantaine de voitures particulières ont par ailleurs été détruites sans faire de victimes à ce jour, selon un bilan officiel. En 2003,Vidauban a de nouveau été le siège d’un incendie important touchant 6 740 ha puis 5 650 ha.

3. L’incendie de Cagnes-sur-mer (Alpes- Maritimes) en 2003

L’incendie qui s’est produit à Cagnes-sur-Mer en 2003, dans un milieu mixte (semi-urbanisé, semi-forestier), a dévasté près de 300 hectares et une quinzaine de maisons. L’originalité de cet incendie est son caractère mixte – feu de forêt en secteur semi-urbanisé, type d’occupation du sol caractéristique de la Côte d’Azur qui tend à se développer et à occuper un espace croissant. Le 31 août 2003, à 14h34, une vigie de surveillance des feux installée dans un site d’altitude à bonne visibilité a donné l’alerte pour un départ de feu dans la commune de Cagnes-sur-Mer, plus exactement dans le vallon des Caucours, à 3 km de la mer. Aidé par des conditions météorologiques exceptionnellement favorables à l’éclosion et à la propagation, le feu s’est très vite propagé avec l’aide du vent d’ouest-sud-ouest. Il a atteint le sommet de la première colline immédiatement à l’est, puis il a effectué un véritable saut, peut-être à partir de plusieurs points, jusqu’à la colline voisine des Collettes, donnant ainsi naissance à d’autres incendies qui se sont rejoints, franchissant vallons et crêtes jusqu’à la dernière colline dominant la grande vallée du Var (Montaleigne). L’incendie a été maîtrisé vers 19h30, à la suite de l’arrêt du vent, qui a succédé à une renverse de direction d’ouest en est. Le feu a parcouru une distance d’environ 3 500 m (distance sans tenir compte des pentes). On n’a déploré ni morts ni blessés, mais une centaine de personnes (pompiers ou civils) ont fait l’objet de soins à la suite de malaises qui ont mobilisé 60 personnes du corps des sapeurs-pompiers. Au total, 592 hommes ont pris part à la lutte contre cet incendie. Source : Le risque d’incendie en forêt méditerranéenne semi- urbanisée : le feu de Cagnes-sur-Mer (31 août 2003)

4. L’incendie du massif des Maures (Var) durant l’été 2003

Durant l’été 2003, des incendies dramatiques ont ravagé le Grand sud-est (PACA et Corse) où près de 40 000 ha sont partis en fumée. Ces incendies – les pires depuis l'année 1973 – firent une dizaine de victimes dont trois pompiers. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, 24 000 hectares de forêts furent brûlés. “A lui seul, le Var, frappé les 17 et 28 juillet par les incendies spectaculaires et répétitifs des Maures, a vu 17 000 hectares se calciner”. (Michel Samson, Le Monde, 26/08). L'impact de ces incendies fut d'autant plus retentissant qu’ils ont menacé un littoral au maximum de sa fréquentation touristique estivale. Campings évacués à la hâte, maisons défendues au jet d'eau, hébergement dans des centres de secours improvisés... les images restent dans les mémoires. Les communes du nord-est du massif des Maures furent particulièrement touchées, en deux temps. Une première fois les 17, 18 et 19 juillet. Une seconde fois à la fin du mois de juillet (le 28). Été torride, sols surchauffés, sécheresse persistante, éventuels pyromanes, furent les raisons avancées pour expliquer l'ampleur de la catastrophe.