ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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L'aléa local

Comment défini-t-on l’aléa local ? Que sont les effets de site et comment les détecte-t-on ?

Qu’est-ce que l’aléa local ?

L’analyse de l’aléa sismique au niveau régional ne tient pas compte des conditions géologiques et topographiques qui localement peuvent entrainer une amplification de la vibration sismique (effets de site directs), ou induire d’autres phénomènes naturels dangereux (effets de site induits) .

Ces effets de site peuvent aggraver localement les conséquences d’un séisme comme ce fut par exemple le cas lors du séisme de 1909 où les habitations situées sur des butes furent sensiblement plus affectées que celles se trouvant en terrain plat.

Exemple à Nice d’effets de site :

 

Dans le cadre d’une démarche de prise en compte du phénomène sismique à une échelle détaillée (1/5 000 ou du 1/10 000), il est indispensable de tenir compte de ces effets de site.

Le zonage de l’aléa local est généralement appelé microzonage sismique. Lorsqu’il existe, ce microzonage est le document technique de base pour l’élaboration du Plan de Prévention des Risques sismiques de la commune

Que sont les effets de site directs ?

Il s’agit d’une amplification des ondes sismiques directement liée à la configuration topographique ou géologique du site ; les ondes sismiques se trouvent piégées dans la structure.

  • effets de site liés à la structure et à la nature du sol : les caractéristiques mécaniques (densité, rigidité, compressibilité), la géométrie des formations (empilement, remplissage de fond de vallée) peuvent accentuer les effets du mouvement sismique.

  • effets de site topographiques : sommets de butte, crêtes allongées, rebords de plateaux et de falaises sont fréquemment le siège d’amplification importante du mouvement sismique.

Que sont les effets de site induits ?

La vibration sismique peut entrainer localement des effets supplémentaires tels que :
 la liquéfaction, qui concerne les milieux granulaires (horizons sableux ou limoneux) gorgés d’eau. L’agitation sismique peut provoquer un tassement rapide des sédiments, l’eau contenue dans les sédiments va alors être expulsée. La déconsolidation brutale du matériau se traduit par la déstructuration du sol : c’est le phénomène de liquéfaction. Les constructions reposant sur des sols soumis au phénomène vont être particulièrement instables.
 les mouvements de terrain tels que les chutes de blocs, glissements de terrain ou effondrement de cavités qui vont être facilités par la secousse sismique.
 les tsunamis auxquels un chapitre particulier est consacré

Comment évalue-t-on ces effets de site ?

Les effets de site peuvent-être évalués ou identifiés :
 en enregistrant et en comparant des séismes sur différents points
 en simulant numériquement la propagation des ondes dans le sous-sol

Quels sont les autres effets possibles du séisme ?

Dans certains cas, la rupture du plan de faille se propage jusqu’à la surface du sol, engendrant une rupture en surface le long de la faille de quelques centimètres à plusieurs mètres de rejet. Cette propagation jusqu’à la surface du sol du plan de faille ayant rompu dépend de la profondeur initiale du foyer sismique (endroit du plan de faille où a débuté la rupture) et de la magnitude du séisme (énergie dissipée).