ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Multirisque

Malgré la multiplicité des études sur les risques majeurs, peu d’entre elles adoptent une démarche multirisque, la plupart étant monosectorielles. Pourtant, il est nécessaire de prendre en compte les risques dans une démarche globale si l’on souhaite s’approcher du monde réel, tant les possibilités d’effets dominos peuvent être nombreuses. Jusqu'à une époque récente, l’approche risque par risque semblait plus simple à mettre en œuvre, notamment pour la réalisation des plans de prévention des risques naturels. Si l’approche monothématique peut s’accommoder de territoires de plaine peu industrialisés et où l’un des risques est prépondérant, elle présente toutefois des inconvénients majeurs dans les autres typologies de territoires :

  • elle occulte l’interaction d’un risque sur un autre – effets dominos ;
  • elle ne propose pas au final un document cohérent permettant de définir un projet d’aménagement du territoire au regard des risques ;
  • elle complexifie inutilement l’information qui est due au public sur les risques auxquels il est soumis (art L125-2 du code de l’Environnement).

Les territoires montagneux de la région PACA (Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence notamment) ont été les premiers à intégrer que la notion de risque ne pouvait plus être traitée aléa par aléa,les phénomènes étant imbriqués les uns aux autres,tant en termes d’intensité que de conséquences matérielles et humaines.

Sur le plan de l’amélioration de la connaissance : le relevé conjoint des événements passés ont permis dans les départements montagneux de constituer une base de données historique. Ce premier niveau de connaissance est nécessaire à toute approche multialéa des phénomènes.

Voir l'article sur l’observatoire des risques naturels en montagne

La cartographie et la gestion du risque doivent tenir compte des effets d’un aléa sur l’autre.

La réglementation qui en découle doit également faire apparaître l’ensemble des prédispositions à suivre pour s’en prémunir. La méthodologie mise en œuvre dans la connaissance des phénomènes, souvent en faisant appel à l’analyse spatiale, permet également de mieux appréhender les enjeux et leur vulnérabilité et donc d’aboutir à une cartographie du risque plus pertinente.

Voir l'article sur l'étude multirisque du bassin de l'Huveaune

Sur le plan de l’aménagement, une approche risque par risque, outre les défauts développés plus haut, présente aussi l’inconvénient de demander un niveau d’expertise élevé pour exploiter un ensemble de documents cartographiques et littéraux disparates. Cela rend donc moins fiable le travail quotidien des acteurs de l’aménagement et du droit des sols.

Voir l'article sur les enquêtes historiques

Voir l'article sur les cartographies informatives multiphénomène au 1/25 000.

Enfin, sur le plan de la gestion intégrée, l’approche multirisque permet d’aboutir plus facilement à des solutions opérationnelles pour l’ensemble des 7 axes principaux de la prévention : connaissance – information – surveillance – aménagement – réduction de la vulnérabilité – préparation à la gestion de crise – retour d’expérience.

Voir l'article sur l’étude multirisque sur le pays A3V