ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Phénomène avalanche

Chaque année, les avalanches font plusieurs victimes en PACA, principalement dans les Hautes-Alpes mais aussi dans les Alpes de Haute-Provence et les Alpes-Maritimes.

Provoquée par une rupture du manteau neigeux, une avalanche est un déplacement rapide d'une masse de neige sur une pente. Selon la nature de la neige et les conditions d’écoulement, cette masse varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers de mètres cubes, pour des vitesses comprises entre 10 km/h et 300 km/h. Les pentes favorables au départ des avalanches sont comprises entre 30° et 55°.

Ce phénomène est très fréquent en haute montagne, et beaucoup des accidents concernent les activités comme le ski de randonnée ou le ski hors piste. Mais ce phénomène peut aussi menacer des routes ou des zones habitées.

Comment se déclenche une avalanche ?

La cause principale de l'avalanche est la rupture d'équilibre d'une masse de neige par surcharge ou transformation de ses propriétés. La surcharge peut être dûe aux chutes de neige, au transport de neige par le vent, au passage d'un skieur ou d'un animal, à la chute de séracs. La transformation de la neige est liée aux variations de température (air ambiant et influence du rayonnement solaire suivant l'orientation de la pente), au vent et aux précipitations (nouvelle chute de neige, pluie).

La rupture de cette équilibre est dû au fait que les forces qui tendent à retenir le manteau neigeux (R) deviennent inférieures aux forces qui tendent à le faire partir (T). Un volume variable de neige se met en mouvement et se propage sous l’effet de la gravité. C’est l’avalanche.

Quels sont les types d’avalanches ?

Les avalanches ne sont pas facilement classifiables tant leurs caractéristiques varient selon la zone de départ, d’écoulement et de dépôt, mais également selon la qualité de la neige, le type de départ ou encore la forme du terrain. On peut cependant distinguer :

  • L'avalanche de poudreuse, neige froide et sèche donnant un aérosol dévalant les versants à grande vitesse (100 à 400 km/h) et engendrant une onde de pression (souffle) qui peut provoquer des dégâts sur des zones étendues ;
  • L'avalanche de plaque, provenant de la rupture d'une couche de neige ayant une bonne cohésion mais reposant sur une couche plus fragile. La rupture d'une plaque est souvent le début d'une avalanche plus importante. La présence de plaque n'est pas toujours facile à repérer sur le terrain. C'est le principal danger à éviter pour les activités en haute montagne (ski de randonnée ou hors piste en particulier) ;
  • L'avalanche de neige humide et lourde, plus lente que les aérosols. Ces avalanches de neige dense rabotent le terrain et peuvent provoquer des dégâts importants. Leurs emprises sont en général bien circonscrites.

Les victimes d’avalanches

Dans la pratique d’activités de montagne (ski de randonnée, ski hors piste), plus de 80 % des accidents d'avalanche sont dus à des avalanches de plaque et dans plus de 80 %, elles sont déclenchées par les victimes elles-mêmes. La cause de l'accident est donc très directement liée au comportement du pratiquant. Si l'estimation du risque est particulièrement difficile dans ces cas, il existe toutefois un certain nombre de paramètres qui doivent être étudiés avant de prendre une décision.

Les avalanches provoquant des victimes dans des lieux habités ou sur des routes sont heureusement beaucoup plus rares, mais ces types d’événements dramatiques restent dans toutes les mémoires (Val d’Isère-1970, Montroc-1999, etc).

Origine des dégâts

Les dégâts provoqués par les avalanches viennent :

soit de la poussée de la neige (comme pour les laves torrentielles ou les coulées boueuses) : c’est le cas pour les avalanches de neige lourde et humide ;

soit de l’effet de souffle dans le cas des avalanches de neige poudreuse (cet effet de souffle pouvant être dangereux jusqu'à des hauteurs importantes, y compris sur le versant opposé à celui de

la zone de départ.

 

Dans un cas comme dans l'autre, les pressions exercées peuvent atteindre plusieurs tonnes par m2.