ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Phénomène feux de forêts

La région PACA est une des régions de France les plus concernées par le risque de feux de forêts en particulier sur la zone littorale (départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes). En moyenne sur la période 1973 - 2007, 10 700 ha de forêts sont partis en fumée chaque année dans la région (source base de données PROMETHEE1).

Contexte favorable aux incendies : étés secs, végétation pyrophile (garrigues), faible teneur en eau des sols et de la végétation, vents, forte population estivale.

D'une manière générale, pour se déclencher et progresser, le feu a besoin des trois conditions suivantes :

- Une mise à feu : une flamme, une étincelle ;

- Un carburant : l'oxygène de l'air (le vent active la combustion) ;

- Un combustible : la végétation.

Un feu peut prendre différentes formes selon les caractéristiques de la végétation et les conditions climatiques dans lesquelles il se développe :

Les feux de sol brûlent la matière organique contenue dans la litière, l'humus ou les tourbières. Alimentés par incandescence avec combustion, leur vitesse de propagation est faible ;

Les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c'est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils se propagent en général par rayonnement et affectent la garrigue ou les landes ;

Les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres (ligneux hauts) et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d'autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et le combustible sec.

 

Deux types de facteurs conditionnent le déclenchement des incendies de forêt.

Les facteurs naturels sont liés :

- aux conditions du milieu, c'est-à-dire aux conditions météorologiques auxquelles le site sensible est exposé. Le vent active les feux en apportant de l’oxygène. La sécheresse entraîne la libération par certains végétaux d’essences particulièrement inflammables. La foudre, les éruptions volcaniques (hors territoire métropolitain), peuvent déclencher un feu ;

- à l'état de la végétation. L’état d’entretien des forêts, leur densité, leur teneur en eau, la disposition des différentes strates végétales sont des facteurs prépondérants dans le déclenchement et la propagation des incendies. De plus, certaines espèces végétales sont particulièrement sensibles aux feux (Pin sylvestre, bruyère, etc.) alors que d’autres, les espèces pyrorésistantes y résistent mieux (chêne vert, châtaignier, etc.) ;

- à l'existence d'une zone de relief, dont les irrégularités accélèrent la propagation du feu.

Les facteurs anthropiques jouent un rôle prépondérant, car ils sont à l'origine du déclenchement des incendies de forêt dans 80 % à 90 % des cas.

Ils sont regroupés dans Prométhée en cinq catégories : les causes accidentelles, les imprudences, les travaux agricoles et forestiers, la malveillance et les loisirs.

Conséquences des feux dans la région

Les conséquences des feux de forêt dans la région sont loin d’être négligeables. Ils sont très coûteux en termes d’impact humain, économique, matériel et environnemental.

Impact environnemental : la disparition de la couverture végétale aggrave les phénomènes d’érosion et les conditions de ruissellement des eaux superficielles. Les feux tuent de nombreux animaux et leurs habitats, ils détruisent également les populations végétales. Il faut un siècle pour qu’un écosystème forestier se reconstitue naturellement.

La destruction des paysages suite au passage des flammes a une grande répercussion au sein de la population locale, surtout lorsque des territoires emblématiques comme la Sainte Victoire en 1989 ou les Calanques en 1990 sont touchés.

• Ils entraînent par conséquent des pertes économiques difficilement chiffrables. Dans les départements littoraux de Provence-Alpes-Côte d’Azur les plus gravement exposés,la prévention des feux de forêts constitue une contrainte de plus en plus lourde pour l’aménagement du territoire.

La destruction par les grands incendies des fonctions de protection assurées par la forêt – la régulation du régime des eaux, la photosynthèse, la protection des sources et des cours d’eau – est de nature à affecter l’ensemble des grands équilibres naturels qui conditionnent la poursuite du développement économique, et notamment de l’urbanisation, dans les sites les plus gravement exposés.