ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Quelques événements mouvements de terrain marquants dans les Hautes-Alpes

Son relief marqué caractéristique de la haute et moyenne montagne (Barre des Écrins à 4 102 m d’altitude), et les formations géologiques diverses qui couvrent le territoire : roches cristallines, barres rocheuses calcaires, marnes et terres noires, ou formations glaciaires meubles (moraines), constituent un contexte favorable à l’apparition d’instabilités gravitaires.

Glissements de terrain au Chazelet (La Grave)

Le 10 avril 1995, un glissement coulée se produit sur le versant en amont du hameau du Chazelet. Les matériaux parcourent plusieurs dizaines de mètres. Six véhicules, une maison et un tractopelle sont endommagés, heureusement aucune victime humaine n’est à déplorer. Les deux routes d’accès au village sont coupées sur 50 m par 1,5 à 2 m de matériaux. Le même phénomène se reproduisit à deux reprises : en 2001 et 2003 après des épisodes pluvieux intenses.

Éboulement sur les flancs de la montagne de Champérus à Veynes en 1996

Le 19 janvier 1996, un éboulement de plusieurs blocs rocheux se produit depuis une arête rocheuse sur le flanc de la montagne de Champérus. Un mur de soutènement et des arbres fruitiers furent détruits. Ces événements sont fréquents le long des falaises bordant la montagne, surtout durant l’hiver où des périodes de gel-dégel se succèdent fragilisant le massif.

Éboulement dans la Vallouise à l’entrée du massif des Écrins au “Pré de Madame Carle”

Dans la nuit du 25 au 26 juillet 2008, un éboulement de blocs et de glace se produisit sur la RD 204 entre Ailefroide et le Pré de Madame Carle, point de départ de courses en montagne réputées. Les matériaux éboulés s’étendaient sur près de 150 m de long, 40 m de large, 10 m de haut. À l’origine de l’éboulement, un névé qui en se détachant a tout entrainé sur son passage : blocs rocheux, mélèzes et blocs de glace. Ce type de phénomène est loin d’être exceptionnel dans cette vallée glaciaire.

Glissement de Sainte-Colombe

En 1953, un glissement lent se déclencha dans les terres noires affleurant sur la commune de Sainte-Colombe. Le glissement de 400 m de large couvrait une surface de 16 ha environ. La zone de loisir située sur la zone en mouvement fut évacuée. Actuellement, la route d’accès est toujours coupée.

Glissements de terrain sur les rives du torrent Sainte-Marthe à Embrun

En 1924, près d’un million de mètres cubes de matériaux meubles entrent en mouvement le long de la rive gauche du torrent de Sainte-Marthe. Depuis, le mouvement se poursuit, entretenu par le torrent qui circule au pied (1932, 1951, 1991, 1995). Le contexte géologique est favorable à l’apparition de ce type d’instabilité : formation morainique couvrant des terrains de nature argileuse. Des ouvrages imposants tentant de contenir les glissements ont été mis en place par les services RTM.

Glissement du Ruinas sur le hameau de Sainte-Marie, Col de Vars

Le versant en rive gauche du torrent du Chagne est affecté par un glissement lent des terrains superficiels (matériaux d’altération et moraines). Ce mouvement de terrain est très ancien, puisque dès le début du XIXe siècle, des indices d’instabilité sont rapportés dans les archives.