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Les règles de construction dans les sols argileux soumis au retrait-gonflement

Les dispositions préventives généralement prescrites pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement (voir l'article sur le retrait-gonflement des argiles) obéissent aux quelques principes suivants, sachant que leur mise en application peut se faire selon plusieurs techniques différentes dont le choix reste de la responsabilité du constructeur. Ces règles permettent de réduire l’ampleur du phénomène et de limiter ses conséquences sur le projet en adaptant celui-ci au site. Elles sont obligatoires en cas de PPR sécheresse.

Pour plus d’informations sur les mesures de prévention à adopter pour construire sur sol sujet au retrait-gonflement, un dossier spécifique a été réalisé par le ministère en charge de l’environnement. Il contient notamment des fiches détaillées décrivant les mesures à prendre pour limiter les dommages sur le bâti existant ou les constructions futures de maisons individuelles.

Pour aller plus loin :

 

Principales règles de construction préconisées pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement

 

Identifier la nature du sol

  • Dans les zones identifiées sur les cartes départementales d’aléa comme potentiellement sensibles au phénomène de retrait-gonflement, il est vivement conseillé de faire procéder, par un bureau d’étude spécialisé, à une reconnaissance de sol avant construction. Une telle étude doit vérifier la nature et la géométrie des formations géologiques dans le proche sous-sol, afin d’adapter au mieux le système de fondation de la construction envisagée.
  • En cas de sols argileux, des essais de laboratoire permettent d’identifier leur sensibilité vis-à-vis du phénomène de retrait-gonflement.

 

Adapter les fondations

  • Profondeur minimale d’ancrage : 1,20 m en zone d’aléa fort et 0,80 m en zone d’aléa moyen à faible.
  • Fondations continues armées et bétonnées à pleine fouille dimensionnées selon les préconisations des Documents Techniques Unifiés (DTU 13-12 et DTU 13-11).
  • Éviter toute dissymétrie dans l’ancrage des fondations (ancrage aval au moins aussi important que l’ancrage amont, pas de sous-sol partiel).
  • Préférer les sous-sols complets, les radiers ou les planchers sur vide sanitaire plutôt que les dallages sur terre-plein.

 

Rigidifier la structure et désolidariser les bâtiments accolés

  • Prévoir des chaînages horizontaux (haut et bas) et verticaux (poteauxd’angle) pour les murs porteurs (DTU 20-1).
  • Prévoir des joints de rupture sur toute la hauteur entre bâtiments accolés fondés différemment ou exerçant des charges variables.

 

Éviter les variations localisées d’humidité

  • Réaliser un trottoir périmétrique anti-évaporation d’une largeur minimale de 1,50 m (terrasse ou géomembrane)
  • Éloigner les eaux de ruissellement des bâtiments (caniveau) et privilégier le rejet des eaux pluviales et usées dans le réseau lorsque c’est possible (sinon prévoir une distance minimale de 15 m entre les points de rejet et les bâtiments).
  • Assurer l’étanchéité des canalisations enterrées (joints souples au niveau des raccords).
  • Éviter les drains à moins de 2 m d’un bâtiment ainsi que les pompages (à usage domestique) à moins de 10 m.

 

Éloigner les plantations d’arbres

  • Ne pas planter d’arbre à une distance de la maison inférieure à au moins la hauteur de l’arbre adulte (ou 1,5 fois cette hauteur en cas de haie).
  • À défaut, mettre en place des écrans anti-racine d’une profondeur minimale de 2 m.
  • Attendre le retour à l’équilibre hydrique avantde construire sur un terrain récemment défri-
    ché.