ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Le Rhône

Le Rhône prend sa source dans le glacier du Rhône, en Suisse, à une altitude de 2 209 m, à l'extrémité orientale du Valais, dans les Alpes uranaises.  Il parcourt 812 kilomètres entre sa source et le delta de Camargue, pour se jeter en mer Méditerrané, non loin de Port-Saint-Louis-du-Rhône qui est la dernière ville de France sur le Rhône. 290 km passent par la Suisse, le lac Léman, et les 522 km suivant étant situés en France.Son bassin versant, situé sur deux pays, la Suisse et la France, mesure 95 500 km2, et draine, environ 17 % de la superficie de la France métropolitaine ou plus de deux fois la superficie de la Suisse.En amont du lac Léman, le débit moyen interannuel du fleuve est de 182 m3/s pour 14 % de la surface du bassin versant global. En aval, son régime hydraulique est caractérisé par des maxima automnaux liés aux pluies méditerranéennes, et printaniers en raison de la fonte des neiges. Ses crues peuvent être puissantes (plus de 11 000 m3/s à l’aval), mais l’aménagement réalisés par la CNR sur sa partie française,  l’ont en partie « dompté ».

Le territoire  Rhodanien

Chaque année, le Rhône apporte  200 millions m3 pour les  besoins en eau de la population, qui sont alimentation en eau potable, l’irrigation, les activités industrielles, mais également la production d’électricité, la  Vallée du Rhône produisant  1/4 de l'énergie électrique française.

De nombreux aménagements ont été conçus pour la production hydroélectrique et la navigation sur la quasi-totalité du linéaire du fleuve, seuls  les tronçons entre Sault-Brenaz et Lyon et entre Vallabrègues et  la Camargue ne sont pas concernés.

Pour la production d’électricité, des barrages ont été construits dès 1899,  avec l’aménagement de (Miribel-Jonage - barrage de Jons et usine de Cusset), et poursuivis en 1950,  avec le barrage de Génissiat (CNR), ainsi que 7 centrales nucléaires implantées tout le long du fleuve.

Dès 1980, d’autres aménagements  ont été effectués en aval et amont  Bas-Rhône, puis dans la partie du Haut-Rhône, visant à réguler la navigation et les crues possibles.

En dehors des raisons d’entretien du lit, les extractions de matériaux ont été historiquement motivées par des besoins économiques liés à la réalisation des aménagements du Rhône, des infrastructures routières, et plus récemment des plateformes des centrales EDF ou des remblais TGV.

Après avoir été exploité pour la construction,  l’activité actuelle d’extraction (ou remobilisation) de matériaux issus du fleuve répond à un besoin de gestion du lit du Rhône pour les besoins propres :

  • à la navigation (maintien d’un chenal navigable pour un gabarit donné)
  • à l’entretien des ouvrages (barrages, vannes, écluses, etc.),
  • à l’exploitation électrique (dragages énergétiques à la restitution),
  • à la protection contre les crues (partie aval des affluents),
  • à l’entretien du lit des RCC (décapage des bancs, charruage).

Les grands enjeux du bassin Rhône méditerranéen, liés au développement économique et urbain et à la pression touristique, sont en en termes de politique de l’eau, la lutte contre la pollution toxique et les pesticides, l’amélioration de la gestion quantitative de la ressource et la restauration des milieux aquatiques dégradés.

 

 

 

Le Bassin versant du Rhône

(wikipédia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le risque inondation

Le bassin versant du Rhône est constitué d’apports très divers, alpins entre mai et juillet (fonte des neiges et des glaciers), océaniques en hiver et méditerranéens et cévenols en automne.

Le débit moyen interannuel du fleuve relevé à Beaucaire est de 1 690 m3⋅/s (données 1920-2011).

Le régime hydrologique qui en résulte est très complexe, et d’une très grande diversité dans la formation des crues et leur déroulement. On peut ainsi distinguer :

Le bassin versant du Rhône dans sa partie aval, est très menacé par le risque inondation. Ainsi, le Rhône a connu des crues majeures, qui n’ont pu être maitrisées par les aménagements réalisés tout au long de son parcours, qui ont conduit à des inondations spectaculaires, notamment celles de 1856, 2002 et 2003.

En décembre 2003, les régions méditerranéennes ont connu un épisode pluvieux d’une très grande ampleur, à l’origine du débordement de nombreux cours d’eau, en particulier le Rhône qui dans sa partie aval a connu une crue comparable à celle de 1856, avec un débit de pointe de 11500 m3/s à Beaucaire (Source DREAL Rhône-Alpes), semblables à ceux enregistrés en novembre 2002. Cet épisode a provoqué de graves inondations sur de nombreuses villes du Sud-Est, car outre les communes bordant le Rhône (Avignon, Arles pour ne citer que les principales...), de très nombreuses rivières ont débordé.

Il est à noter que le caractère exceptionnel de cet épisode réside à la fois dans sa durée et son extension spatiale, les pluies ayant touché de nombreux départements du bassin versant du fleuve, chaque jour du 30 novembre au 3 décembre.

Crue du Rhône – dommages (La provence)

 

 

Récemment, en novembre 2014, le fleuve a également connu, une crue puissante qui a inondé un certain nombre de commune dans sa partie aval, notamment Avignon et ses environs.

Crue du Rhône décembre 2003 – Arles  (INA)