ORRM | Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Observatoire Régional des Risques Majeurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur

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La tectonique des plaques

La lithosphère est constituée de plusieurs grandes plaques en mouvement les unes par rapport aux autres. Le moteur de cette dynamique se trouve sous la croûte, dans le manteau. C’est à la frontière des plaques que l’activité sismique est la plus intense.

La Terre est divisée en couches superposées qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité. En partant du centre vers la surface de la Terre, on trouve les entités suivantes :

  • le noyau : divisé en un noyau interne solide et un noyau externe liquide. Le centre de la Terre se trouve à 6 370 km de profondeur.
  • le manteau est constitué par :

- un manteau supérieur rigide jusqu’à 70 à 150 km, puis plastique jusqu’à 700 km de profondeur,

- un manteau inférieur, solide et situé entre 700 et 2 900 km de profondeur.

  • la croûte (ou écorce) : elle est à l’état solide. On distingue deux types de croûte, océanique et continentale. La croûte océanique se situe essentiellement sous les océans. Son épaisseur est de 5 km à 10 km en moyenne. Elle est constituée de roches basaltiques. La croûte continentale se trouve au niveau des continents. Son  épaisseur est de 30 à 35 km au niveau des plaines continentales et de 50 à 65 km sous les chaînes de montagnes. Moins dense que la croûte océanique, elle est formée de roches granitiques essentiellement

La lithosphère correspond au manteau supérieur solide et à la croûte terrestre. L’asthénosphère représente la partie plastique du manteau supérieur. Dans le manteau, la désintégration radioactive de certains élé- ments chimiques produit un flux de chaleur à l’origine de cellules de convection. Les mouvements de   convection qui animent le manteau induisent alors sur la lithosphère rigide des déformations. Ces dernières se traduisent par un découpage de la lithosphère en plaques rigides qui bougent les unes par rapport aux autres en glissant sur l’asthénosphère. 

Le glissement de ces plaques lithosphériques sur l’asthénosphère induit des mouvements de divergence, de convergence ou de coulissage horizontal entre les plaques.

 

Zone en divergence :

La distension entre deux plaques provoque un amincissement à l’échelle de la croûte et la création de rift (exemple grand rift africain).  Si cette distension se poursuit, elle aboutira à la séparation de la plaque en deux parties et à la création d’un océan. La dorsale médio-océanique sera le siège de la création de la nouvelle croûte océanique.

 

Zone en convergence :

En premier lieu, c’est l’enfoncement d’une plaque sous une autre plaque, c’est-à-dire  la subduction généralement de la plaque océanique (plus lourde) sous la plaque continentale (exemple de la subduction de la plaque pacifique sous la plaque eurasienne). Cette convergence peut ensuite évoluer en collision entre 2 plaques continentales. Il s’agit par exemple, de l’affrontement de la plaque indienne avec la plaque eurasienne, à l’origine de la formation de la chaîne himalayenne.

 

Zones transformantes :

Les plaques glissent horizontalement les unes contre les autres. Il s’agit par exemple du coulissement de la plaque nord américaine le long de la plaque pacifique, assuré par la faille de San Andreas en Californie.

La vitesse relative de déplacement des plaques n’est pas homogène. Elle peut varier de 1,3 cm/an (divergence plaques Afrique et Antarctique) jusqu’à 18,3 cm/an (divergence plaques Nazca et Pacifique). Près de 90% des séismes se produisent au niveau des frontières de plaques.